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Histoire de la Nouvelle-Zélande

Vers l'an 950, un polynésien du nom de Kupe atteint l'île en pirogue puis revient vers Hawaiki, sa terre d'origine. Vers 1350, des polynésiens de Hawaiki décident de retrouver le pays découvert par Kupe et de s'y installer. Ils fondent donc des colonies de peuplement et introduisent sur l'île chiens, rats et patates douces. Ils chassent le moa, grand oiseau sans ailes, jusqu'à extinction de la race.

En 1642, Abel Tasman, un navigateur hollandais, découvre l'île du sud, puis celle du nord, sur laquelle il tente de débarquer. Malheureusement, une rixe entre son équipage et les maoris coûte la vie à quatre marins, ce qui vaut à la baie l'appellation de "Murderer's bay" (aujourd'hui golden bay). Abel Tasman repart donc en Europe.

En 1769, le capitaine James Cook fait le tour des deux îles, dresse une carte détaillée et proclame leur appartenance à la couronne britannique. Dès lors, baleiniers, chasseurs de phoques et marchands de bois vont venir puiser dans les ressources du pays, sans jamais s'installer pour très longtemps. Néanmoins, il n'en faut pas plus pour que les maladies européennes se transmettent aux Maoris, ainsi que les armes à feu, qui feront ravage dans les guerres inter tribales. Entre 1820 et 1840, les 115 000 mille Maoris vivent avec les 2000 immigrés européens, sans véritables institutions.

En 1840, le traité de Waitangi est signé entre les Anglais et les Maoris. Ce traité donne toute souveraineté du pays à l'Angleterre, contre la protection des habitants. Dès lors, des établissements planifiés voient le jour un peu partout : des milliers de colons s'installent, et, à la différence de l'Australie, aucun bagnard n'est envoyé en Nouvelle-Zélande. Des conflits commencent alors à éclater à propos des possessions de terres, et une véritable guerre civile s'instaure en 1860. Neuf ans plus tard, la supériorité numéraire des Anglais et les divisions des Maoris font cesser le conflit et l'Angleterre est la grande gagnante.

L'industrialisation est rapide durant la deuxième moitié du XIXè siècle, et de l'or est trouvé sur l'île du sud. Les exportations agricoles vers l'Angleterre assurent à la Nouvelle-Zélande croissance et prospérité. En 1893, c'est le premier pays au monde à accorder le droit de vote aux femmes et en 1898, une pension de retraite est créée, ce qui est encore une innovation.

En 1907, la Nouvelle-Zélande devient un dominion de la couronne britannique et en 1912, le parti libéral laisse le pouvoir au parti de la réforme. La première guerre mondiale verra l'envoi de 110 000 néo-zélandais en Europe, dont plus de 16 000 ne reviendront pas... La crise de 1929 parvient jusqu'aux antipodes et la Nouvelle-Zélande connaît de violentes émeutes en 1932. 3 ans plus tard, le parti travailliste arrive au pouvoir et instaure encore une fois un système social des plus avancés et des plus modernes.

La seconde guerre mondiale réquisitionne une fois de plus les hommes néo-zélandais, qui se battent en Europe puis dans le pacifique. Après guerre, la population croît et les exportations se font toujours en priorité vers l'Angleterre. Mais en 1973, l'entrée de cette dernière dans la Communauté européenne modifie la donne. La Nouvelle-Zélande trouve des partenaires économiques dans le pacifique (essentiellement l'Australie) mais aussi en Asie : Japon, Chine et Etats-Unis sont ses principaux partenaires commerciaux.

Dans les années 70 et 80, la Nouvelle-Zélande s'affirme comme un pays pacifique : anti-guerre du Vietnam, anti-nucléaire... Néanmoins, une vague de libéralisme économique déferle sur le pays, ce qui modifie profondément la société. Les relations avec la France sont trsè froides à cette période, à cause des essais nucléaires français dans le pacifique et de l'affaire du Rainbow Warrior (ce bateau de Greenpeace coulé par des agents secrets français dans la baie d'Auckland en 1985). En 1985 ont lieu les grands procès maoris pour réparer les injustices commises à leur égard lors du traité de Waitangi.

Les années 90 n'ont fait que confirmer la position pacifiste et écologiste du pays, s'opposant aux pêches à la baleine et aux transports de matériaux nucléaires. Helen Clark, premier ministre (travailliste) du pays depuis 99 continue dans cette voie. La population compte désormais 16 % de maoris et un nombre incroyable d'Asiatiques viennent s'installer chaque année.